Mobilité

Covalux : 30 ans au service de l’auto et de l’industrie

26-06-2019

Spécialisée dans la fourniture d’équipements pour l’automobile, l’industrie et les garages, Covalux célèbre cette année son trentième anniversaire. Désormais solidement implantée aux quatre coins de la Wallonie, l’entreprise prend les devants pour apporter des solutions concrètes aux challenges de demain.

Covalux est née en 1989 du rachat de la société Bouillon, active principalement en province de Luxembourg. L’entreprise s’est rapidement étendue au fil des ans et des rachats successifs pour compter aujourd’hui 14 succursales qui couvrent une bonne partie du territoire wallon. Une couverture qui pourrait encore s’étendre à l’avenir. « On ne veut pas se contenter de ce que l’on a ! » explique Jean-François Beguin, Directeur Général de Covalux. L’entreprise a rejoint le groupement Nexus depuis l’année dernière « pour son support en plus des avantages des autres groupements ». 

Un « festival » pour ses 30 ans 

Covalux a énormément investi ces dernières années pour se placer au faîte de la technologie et du service pour les professionnels de l’automobile. Pour marquer d’une pierre blanche ses trente ans, la société avait organisé un grand événement à Ciney les 4 et 5 mai derniers. Celui-ci rassemblait des professionnels du secteur, conférenciers, équipementiers, partenaires (dont TRAXIO et EDUCAM) et sociétés à même d’apporter des réponses aux craintes et interrogations concrètes des professionnels.

Des questionnements que ceux-ci avaient pu clairement spécifier et qui avaient été précisément identifiés via une grande enquête réalisée par Covalux auprès d’une centaine de ses clients. La vingtaine de questions portait sur des sujets aussi divers que leur ressenti global par rapport à leur métier, les craintes quant à leur avenir, les hésitations par rapport aux nouvelles technologies, etc. Il en est ressorti que l’adaptation aux évolutions des motorisations et des technologies embarquées est le sujet qui préoccupait le plus les répondants, devant l’attention client, la formation du personnel, la diversification ou encore les prises en charge des assurances.

« A partir des résultats, nous avons mis sur pied neuf conférences pour répondre aux sujets les plus pertinents » indique Jean-François Beguin. L’événement comprenait également une soixantaine d’exposants et une large zone de démonstration des outillages « sélectionnés » dans lesquels investir pour répondre aux exigences du futur. Parmi eux : un système de calibrage des capteurs et radars universel sur écran ou une cabine de peinture rétractable pour optimiser l’espace en atelier. « Nous avons également remis un Grand Prix de l’innovation parmi 15 lauréats pour lesquels nous avons reçu plus de 200 votes » se réjouit M. Beguin. 

Un garage concept « maison » 

Depuis 2015, Covalux a également créé une enseigne de concept garage : Atelier Expert. Une nouvelle activité pour le groupe motivée par une double volonté : « Nous voulions tout d’abord permettre aux garages indépendants de bénéficier d’un effet de groupe pour leurs formations et leur communication. Et puis on voulait leur permettre d’être à même d’effectuer tout type de réparation. C’est d’ailleurs l’un de nos engagements : leur fournir les moyens (matériels, techniques, et les formations) pour garantir la meilleure satisfaction client. »

« Dans cette optique, poursuit-il, nous offrons à nos garagistes un appareil de diagnostic à la signature du contrat, avec trois ans de mises à jour et d’accès aux infos techniques complètes. Ils profitent aussi d’une hotline bien sûr, et de quatre formations techniques par an, complétées de modules supplémentaires (réseaux sociaux par exemple) s’ils le souhaitent ». Trente-cinq garages sont déjà labellisés Atelier Expert au moment d’écrire ces lignes, et cinq autres devraient s’ajouter au cours des prochaines semaines.

Les points forts d’Atelier Expert par rapport aux autres concepts garages soutenus par de grands groupes ? Le directeur général en pointe deux : « Nos partenaires ne sont pas spécialement à la rechercher de clients. Nous ne leur promettons d’ailleurs pas de leur en envoyer de nouveaux mais de les satisfaire au mieux par les moyens mis à leur disposition pour répondre au mieux à tous les ordres de réparation entrant dans leurs ateliers. Nous n’avons pas non plus d’exigence de chiffre d’affaire : c’est à nous de convaincre au quotidien nos clients qu’ils font le bon choix en venant chez nous par ce que nous offrons comme outils. La pression est donc de notre côté au quotidien ». 

Confiance en l’avenir 

Interrogé sur l’avenir de son métier et de sa société dans 30 ans, Jean-François Beguin s’est dit incapable de répondre : « Celui qui peut prévoir l’avenir à trente ans a de toute façon tout faux » ! Il avance toutefois quelques arguments qui le confortent dans la grande confiance qu’il place dans le futur : « Des études prédisent une augmentation de la demande de pièces de 40 % d’ici 2025 grâce à l’augmentation du nombre de types de motorisations. De plus, les voitures vont devenir de moins en moins accessibles au DIY. La valeur des réparations va certainement augmenter, mais en contrepartie on doit s’attendre à ce que les acteurs du marché soient de plus en plus spécialisés. C’est là que nous nous plaçons, pour fournir les éléments à nos partenaires garagistes pour qu’ils soient toujours performants. Mais c’est sûr qu’il faut être attentif et ne pas avoir peur de se remettre en question ». 

Internet, un acteur à surveiller 

Fort de tous ces services, Covalux ne craint pas trop la concurrence des nouveaux acteurs de la pièce de rechange qui fleurissent sur Internet. « Ces sites ont plusieurs raisons d’être. L’une d’entre-elles est une demande à laquelle nous refusons de répondre » explique Jean-François Beguin en faisant référence à certains « garagistes » peu scrupuleux. Et puis, il y a aussi une notion d’économie dont certains usent parfois pour mettre la pression sur les prix des revendeurs physiques : « Nous leur expliquons dans ce cas que s’ils trouvent le même service que le nôtre sur Internet, ils peuvent y commander leurs pièces. Et ainsi, ils restent chez nous. ».

Et de poursuivre : « Les pièces sont de plus en plus complexes. Et puisqu’à l’heure actuelle le numéro d’immatriculation n’est pas relié au numéro de plaque en Belgique, il est difficile pour un particulier d’identifier avec précision la pièce dont il a besoin. Mais bien que la croissance de ces sites Internet semble en ralentissement, cela reste évidemment un marché à surveiller » conclut le directeur général. 

En bref

Date de création : 1989

Secteur/activité : Automobile et Industrie

Coordonnées du siège : Rue du Parc Industriel, 6B boîte 1.1 - 6900 Marche-en-Famenne

Nombre d’établissements : 14 succursales et +/- 40 garages concepts

Effectifs du personnel : 115

Chiffre d’affaires 2018 : 30 millions d’euros

 

Photo Benjamin Brolet