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Etude de rentabilité des concessionnaires et agents en 2016

L’étude de rentabilité 2016 des concessionnaires et agents belges démontre en effet une progression positive des marges grâce à un contexte économique favorable mais ces marges restent d’une part en deça des autres secteurs et pays voisins mais surtout fort soumises aux aléas de la situation dans les mois et années suivantes.

Comme chaque année, l’étude de rentabilité des concessionnaires et agents de marque (1.947 entreprises analysées sur base de leurs bilans déposés à la Banque Nationale) en Belgique a rendu son verdict 2016. Et il faut bien dire que les résultats sont en évolution positive par rapport à 2015 et reviennent même au niveau de 2010-2011 : les marges brutes et nettes moyennes sont à respectivement 3,8 % (+0,7points vs. 2015) et 2,2 % (+0,3points vs. 2015), ce qui engendre une baisse logique de leur taux d’endettement moyen à 64,6 % (en baisse de 1,9 points).

Ces bons chiffres sont essentiellement dus d’une part à une conjoncture économique favorable : croissance du PIB de 1,5 % tiré par les dépenses de consommation, très faibles taux d’intérêt réduisant les charges d’emprunt pour les importants investissements réalisés ces dernières années, marché automobile neuf en croissance de 8 %, … Cette conjoncture est combinée à un assainissement du marché suite à la crise de 2008-2012 et au redimensionnement des réseaux de concessionnaires opérés ces dernières années qui ont conduit à des regroupements et des arrêts d’activité de concession.

Infografie FR 

Cependant, il faut prendre ces données avec précaution lorsqu’on regarde vers le futur : le secteur des concessionnaires et agents est en effet confronté à des marges sous pression induites par la croissance plus dynamique du marché fleet, des exigences nouvelles des marques conduisant à de nouveaux investissements et à de probables nouvelles restructurations de réseau ainsi que par une main d’œuvre qualifiée de plus en plus difficile à trouver. D’autre part, les défis immenses créés par les voitures autonomes, l’électrification des véhicules et les nouvelles habitudes de transport (voitures partagées, multi-modalité, …) imposent aux concessionnaires de définir des stratégies dont ils n’ont pas toutes les cartes en main. Le contexte politique et fiscal est également important et nécessite de la stabilité dans le futur afin que les consommateurs (privés et sociétés) puissent réaliser leur choix de moyen de transport dans une optique de long terme. Enfin, des investissements importants doivent être réalisés tant dans la digitalisation que dans le cadre de la croissance et de la taille.

Si le secteur dans son ensemble est face à de nombreux et nouveaux défis, l’avenir nous donnera les réponses quant à la rentabilité des choix effectués. Nous vous donnons d’ores et déjà rendez-vous fin de l’année pour les résultats de l’étude 2017 de la rentabilité des concessionnaires et agents.