Actualité Génie Civil et manutention Matériel agricole et horticole Matériels pour l'automobile et outillage Mobilité

Qualité de l’air et émissions automobiles : des thèmes de société brûlants

11-07-2018

Le 21 juin s’est tenu en Grande-Bretagne le #Cleanairday.  Le 17 mars dernier, le bourgmestre de Bruxelles et les maires de Paris et Madrid ont contesté la nouvelle norme Euro 6 et les Real Driving Emissions (règlement RDE- 2016/646) devant la Cour européenne de Justice.  Dans les rues flamandes fleurissent les panneaux relatifs aux 20.000 habitations, écoles et entreprises participant à la vaste étude “CurieuzeNeuzen” (NDT « Les Fouineurs ») de l’Université d’Anvers… 

En Belgique, comme à l’étranger, les mois de mai et juin sont placés sous le signe de la mesure et la dénonciation des concentrations trop élevées de dioxyde de carbone (NO2). Le NO2 étant un indicateur important de la pollution de l’air par les gaz d’échappement, il est pertinent de mesurer les taux de particules.  Selon une étude scientifique, les gaz d’échappement sont responsables de plus de la moitié des émissions de NO2. Les véhicules au diesel produisent plus de NO2 que les véhicules à essence, affirment encore les scientifiques.  « La pollution de l’air raccourcit notre vie de neuf mois en moyenne, et chaque année 11.770 Belges meurent des suites de la pollution », selon une citation des Verts puisée dans des études de l’Agence européenne de l’Environnement et la Cellule Interrégionale de l’Environnement.  

La présidente de GROEN! scande même sans détour : « Le secteur automobile a sciemment trompé le consommateur sur les véhicules au diesel polluants ».  Les « diesels » doivent disparaître et le secteur automobile doit en supporter les frais.  C’est un raisonnement un peu court, car les hommes politiques y sont pour quelque chose également.  Jusqu’à il y a quelques années, le consommateur touchait une prime à l’achat de petites voitures au diesel à faible émission de CO2

Il est facile de s’adonner à de tels effets d’annonce, mais la politique de parti (fédérale et régionale) doit suivre une stratégie à long terme (sur 12 ans, jusqu’à 2030 donc) décidée en concertation avec le secteur automobile (constructeurs/importateurs, secteur du leasing et distributeurs) quant à ses aspects énergétiques, environnementaux et de mobilité (multimodale).  Il s’agit de toute façon de domaines en pleine transition où les entrepreneurs créatifs et les vendeurs ainsi que les réparateurs de la mobilité (véhicules neufs et d’occasion) du parc automobile (vieillissant) se tiennent prêts à travers une foule de petites contributions telles le projet « éco-entretien » qui rend, voire améliore, la valeur d’émission initiale des véhicules anciens grâce à des appareils de diagnostic (mesure des cinq gaz) et des pièces de rechange innovants. La Wallonie compte déjà mettre en œuvre ces méthodes et en faire le fondement de sa fiscalité automobile. Les propriétaires de véhicules plus anciens peuvent ainsi apporter leur pierre à l’édifice. Il est vrai que tout le monde n’est pas disposé à liquider sa voiture, encore moins lorsque la valeur de reprise est sous pression en raison de certaines affirmations radicales précitées sur le diesel...   

Les professionnels de l’automobile informent au mieux le client sur son choix entre le diesel ou l’essence, et ce, en fonction du kilométrage effectué, de même que sur les véhicules hybrides, CNG et tout électrique, ainsi que sur les conditions d’accès aux LEZ (zones de basse émission).  Le secteur et TRAXIO investissent dans des formations et élaborent une méthode pour assister les garagistes à transformer leur entreprise en fournisseur multimodal de services de mobilité dans les 12 années à venir. TRAXIO réclame une politique automobile fiscale claire et constante (taxe kilométrique, soutien au verdissement du parc automobile et des flottes de poids lourds dans les 12 prochaines années).  Telle devrait être l’ambition de tout parti politique, du moins c’est l’espoir qui anime les membres de TRAXIO.