11/06/2019

Projet d’accord 2019-20 garages

Projet d’accord 2019-20 garages

La fédération patronale  TRAXIO et les syndicats ABVV-Metaal, ACV-CSC METEA, la FGTB et la CGSLB sont parvenus à un accord le 6 juin 2019.

En cas de gelée, de chute de neige et avant la période de sports d'hiver, les centres de pneus sont inondés de conducteurs qui demandent le montage de pneus d'hiver. La gestion de pics extrêmes suivis de périodes creuses est un mal ancien pour les centrales de pneus dont TRAXIO espère se débarrasser. Pendant six semaines en octobre, novembre et/ou décembre, les centrales de pneus peuvent instaurer un régime de travail de 10 h/jour, à condition de respecter une limite hebdomadaire de 50 h. Le passage aux pneus été étant beaucoup plus fluide, il n’était (jusqu’à présent) pas prévu de régler le pic d’hiver. Le dépassement des limites normales des heures de travail ne donne pas droit à un sursalaire (50% ou 100% pour les heures supplémentaires les dimanches et les jours fériés), mais à une récupération rémunérée (1 h supplémentaire = 1,5 h de récupération (entre 38 et 44 heures) et 1 h supplémentaire = 2 h de récupération (entre 45 et 50 heures)) pendant une période creuse. Le système peut offrir plus de satisfaction du personnel et des clients (en réduisant à la fois le suremploi et le sous-effectif) sans augmentation de la masse salariale/ouvrier. Les petites entreprises (< 15 ouvriers) peuvent mettre en œuvre le système par le biais d'un acte d'adhésion et les grandes entreprises (≥ 15 travailleurs) par le biais d'une CCT.

TRAXIO a également obtenu qu'un tel système puisse être utilisé pour la réparation des deux-roues motorisés, de sorte que les véhicules des conducteurs du dimanche puissent également être mis en état de rouler après les vacances d'hiver de manière faisable. 

Presque chaque poste vacant dans notre secteur est un poste vacant dans un métier en pénurie et il est extrêmement difficile et coûteux de faire effectuer des heures supplémentaires (ce n'est qu’autorisé que dans certaines situations et selon des procédures trop strictes). Ce n'est pas conforme à la pratique, où les décisions doivent être prises rapidement. Il y a été en partie remédié par l’introduction des 120 heures supplémentaires volontaires/année civile. TRAXIO a pu obtenir la continuité de l’augmentation du nombre d'heures supplémentaires volontaires jusqu'à un maximum de 150 h/année civile par le biais d'une convention collective de travail au niveau de l'entreprise conclue avant le 30 juin 2020 (jusqu'au 30 juin 2021). TRAXIO continue de plaider pour un lien entre le droit du temps de travail et la pratique. À moyen terme, TRAXIO espère que le support sectoriel amélioré pourra aider à remplir les postes vacants. Les cinq jours de formation gratuite existants pour un nouvel ouvrier ont été prolongés et complétés par une prise en charge substantielle du coût salarial par journée de formation. 

TRAXIO s’engage pleinement dans la formation en alternance d'où jaillissent des jeunes qualifiés et qui va de pair avec le tutorat. Le secteur soutient les employeurs dans ce domaine et propose une formation de tutorat gratuite pour chaque entreprise, qui sera renforcée et entre en compte pour un congé-éducation payé et à laquelle une intervention dans le coût salarial par jour de formation continue sera liée. 

TRAXIO veut maintenir l’emploi dans le secteur. Les employeurs ont donc droit à une contribution partielle aux coûts de l'outplacement, en vertu de laquelle EDUCAM est chargé d'obtenir autant que possible le retour à l'emploi dans le secteur. 

Selon TRAXIO, la conciliation travail-vie privée, la simplicité administrative et la sécurité juridique doivent aller de pair. Les travailleurs qui doivent régler des problèmes urgents qui prennent peu de temps peuvent demander un ajustement de leur horaire de travail avec la possibilité pour l'employeur de rejeter la demande pour des raisons organisationnelles et/ou techniques. La plupart des employeurs organisent cela de manière informelle, de sorte que l'employeur et le travailleur s'exposent à des risques. Notre secteur est le premier en Belgique à offrir une sécurité juridique pour cette pratique. 

A présent, les arrière-bans respectifs sont consultés en vue d’aboutir à un accord national définitif d’ici à fin juin prochain. 

Cliquez ici pour consulter la version brève du projet d’accord 2019-20 pour les garages.

 

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