Une campagne à grande échelle de mesure de la pression des pneus de 1.000 voitures menée par TRAXIO dans les centrales de pneus belges a révélé que les pneus de 41% des véhicules contrôlés présentaient une sous-tension d’au moins 0,3 bar ou plus. Pour 16% des véhicules, la sous-tension atteignait même 0,5 bar ou plus. Autrement dit, la pression des pneus était 20% à 25% trop faible. Ce sous-gonflage ne génère pas seulement un surcroît de consommation de carburant ou d’énergie mais accroît aussi le risque de sécurité et réduit considérablement la longévité des pneus.
Ces résultats démontrent bien qu’une multitude de conducteurs ne vérifie pas assez souvent la pression des pneus ou fait trop confiance aux capteurs de pression de leur véhicule, alors que ces derniers n’avertissent que lorsque la limite est déjà franchie depuis belle lurette.
« Beaucoup d’automobilistes n’accordent aucune attention à la pression des pneus ou pensent que tout est en ordre tant que le témoin lumineux ne s’allume pas. La mesure de pression des pneus que TRAXIO a effectuée sur un millier de voitures présentes dans des centrales de pneus est un vrai reality check : quatre véhicules sur dix circulent avec des pneus sous-gonflés. Cette situation impacte défavorablement la sécurité routière, le portefeuille et l’environnement. Une vérification mensuelle prend un rien de temps mais peu rapporter gros aux conducteurs et leur éviter une prise de risque », affirme Filip Rylant, porte-parole de TRAXIO.
Le sous-gonflage coûte des dizaines d’euros chaque année
Des tests effectués sur une machine de référence européenne de résistance au roulement ont démontré le lien direct entre sous-gonflage et perte d’énergie. Un manque de pression de 0,3 bar accroît la consommation de carburant et de courant d’environ 1,5%, tandis qu’une perte de pression de 0,5 bar entraine une surconsommation de 2,5%.
Pour un conducteur belge qui parcourt annuellement 15.000 kilomètres, cela se traduit par :
- 30€ de frais de carburant additionnels par an pour une voiture essence ;
- Jusqu’à 31€ de frais supplémentaires par an pour un véhicule diesel ;
- L’augmentation de la facture de recharge ou d’électricité ainsi qu’une perte significative d’autonomie des voitures électriques ;
- Lors d’un sous-gonflage de 0,5 bar les frais supplémentaires peuvent atteindre jusqu’à 50€ par an. (*)
« Les conducteurs ne ressentent généralement pas l’impact du sous-gonflage au volant mais à leur portefeuille. Quiconque roule structurellement avec des pneus sous-gonflés, consomme plus … et ce n’est pas le seul inconvénient », conclut Filip Rylant.
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Type d’énergie |
Consommation moyenne aux 100 km |
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Prix indicatif en Belgique |
Dépense annuelle supplémentaire à -0,3 bar (+1,5% de consommation) |
Dépense annuelle supplémentaire à -0,5 bar (+2,5% de consommation) |
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Essence (Euro 95 E10) |
6,5 L |
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€2,058/L |
+ € 30/an |
+ € 50/an |
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Diesel (B7) |
5,5 L |
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€2,468/L |
+ € 31/an |
+ € 51/an |
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Electricité (EV) |
18,0 kWh |
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€ 0,35/kWh |
+ € 16/an (+ perte significative d’autonomie) |
+ € 28 /an (+ perte significative d’autonomie) |
Les risques de sécurité augmentent significativement, surtout par temps de pluie
Hormis les conséquences financières, l’étude de TRAXIO souligne surtout l’impact de la sous-tension sur la sécurité routière. Lorsqu’un pneu est insuffisamment gonflé, la surface e contact effective avec le revêtement diminue en même temps que le risque d’aquaplanage augmente considérablement.
Des tests dans la pratique démontrent que :
- Lors d’une sous-tension de 0,5 bar près de la moitié de la surface de contact disparaît ;
- Il faut plus de 11 mètres de plus à un véhicule fortement sous-gonflé pour s’arrêter ;
- La surchauffe de la structure du pneu augmente considérablement le risque de crevaison sur autoroute.
« Onze mètres de distance de freinage supplémentaire peut faire toute la différence entre un accident évité de justesse et une collision grave. La pression adéquate des pneus demeure une des manières les pus simple et bon-marché d’assurer la sécurité d’un véhicule », affirme Filip Rylant.
Les pneus s’usent jusqu’à 25% plus vite
L’impact du sous-gonflage ne se limite pas à la consommation et à la sécurité routière. La longévité du pneu s’en trouve également considérablement raccourcie.
Une sous-tension structurelle d’environ 0,5 bar peut provoquer une usure de 20% à 25% plus rapide des pneus. Un pneu de qualité pouvant normalement parcourir de l’ordre de 40.000 kilomètres pourrait devoir être remplacé au bout de 30.000 à 32.000 kilomètres, soit une perte de longévité jusqu’à 8.000 kilomètres.
Pour l’automobiliste cela se traduit par le remplacement prématuré de pneus et des frais supplémentaires pouvant atteindre 100€ à 250€ par permutation.
« De nombreux conducteurs se concentrent sur le prix du carburant, mais oublient que les pneus représentent également un coût non négligeable pour le propriétaire d'une voiture. Un simple contrôle régulier de la pression des pneus permet donc non seulement de rouler en toute sécurité, mais aussi de prolonger la durée de vie de vos précieux pneus. », résume Filip Rylant.
Ne faites pas aveuglément confiance au témoin lumineux des capteurs de pneus
Une étude révèle que de nombreux véhicules sont sous-gonflés bien qu’ils soient équipés de systèmes de contrôle de la pression des pneus (TPMS). Quoique ces systèmes offrent effectivement une garantie de sécurité importante, ils ne détectent pas systématiquement chaque perte de pression.
D’après le secteur du pneu, de nombreux systèmes ne donnent l’alerte que lorsque la pression a diminué de 20% à 25%, ce qui correspond à une perte de pression d’environ 0,5 à 0,6 bar. En outre, les systèmes indirects ne détectent généralement pas la perte de pression progressive des quatre pneus simultanément.
« Le témoin lumineux sur le tableau de bord est un signal d’alarme et non un rappel d’entretien. Lorsqu’on attend que le témoin s’allume, on roule déjà depuis longtemps avec des pneus sous-gonflés, ce qui provoque un effet néfaste sur la sécurité routière mais aussi sur le portefeuille et l’environnement, » conclut Filip Rylant.
Trois recommandations toutes simples
TRAXIO et le secteur du pneu lancent un appel aux automobilistes pour qu’ils vérifient régulièrement la pression de leurs pneus :
- Vérifiez la pression des pneus au moins une fois par mois, de préférence lorsque les pneus sont froids.
- Conformez-vous toujours aux prescriptions du constructeur que vous trouverez sur l’étiquette collée dans le montant de la portière ou dans le manuel d’utilisation du véhicule.
- Faites régulièrement contrôler les pneus par un spécialiste du pneu, qui détectera toute trace d’usure, tout dégât ou toute défectuosité des valves.
(*) Quant aux carburants, il a été tenu compte des prix maximums officiels en Belgique. Les prix maximums officiels en vigueur à dater du 16 septembre 2026 s’élèvent à 2,058€/l pour l’Euro 95 E10 et 2,468€/l pour le diesel B7. Quant à l’électricité, l’étude s’est basée sur le prix tout compris indicatif de ± €0,35/kWh sur la base du tarif du CREG de la recharge à domicile. Ce tarif varie d’une région à l’autre. Au troisième trimestre de 2026, il s’élevait à €0,3222/kWh en Flandre, €0,3719/kWh à Bruxelles et €0,3783/kWh en Wallonie.
Méthodologie
L’étude a été menée au cours de la deuxième semaine de juin 2026 auprès d’environ 1.000 véhicules présents dans des centrales de pneus en Belgique, réparties selon le degré d’immatriculation provincial. L’enquête n’a pas tenu compte des pneus crevés ou endommagés. Afin de tenir compte de l’échauffement des pneus pendant le roulage, il a été déduit 0,2 bar de la pression mesurée. La référence systématique était la pression en demi-charge prescrite par le constructeur.