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Accord national 2019-20 commerce du métal

17-09-2019

Les fédérations d'employeurs TRAXIO, BELMETAL, COMEOS et les syndicats ABVV-Metaal, ACV-CSC METEA, la FGTB et la CGSLB sont parvenus à un accord le 3 juin 2019.

Le vélo gagne en popularité chaque jour et comme il est surtout sortie des oubliettes au printemps, la réparation de celui-ci doit pouvoir supporter l'afflux de travail pendant cette période. TRAXIO, BELMETAL et COMEOS ont obtenu que pour la réparation du vélo un régime de travail de 10 h/jour peut être instauré pendant six semaines en avril, mai et/ou juin, à condition qu’une limite hebdomadaire de 45 heures soit respectée. Le dépassement des limites normales des heures de travail ne donne pas droit à un sursalaire (50 % ou 100 % pour les heures supplémentaires les dimanches et les jours fériés), mais à une récupération rémunérée (1 h supplémentaire = 1,5 h de récupération) pendant une période creuse. Le système peut offrir plus de satisfaction du personnel et des clients (en réduisant à la fois le suremploi et le sous-effectif) sans augmentation de la masse salariale/ouvrier. Les petites entreprises (< 15 ouvriers) peuvent mettre en œuvre le système par le biais d'un acte d'adhésion et les grandes entreprises (≥ 15 travailleurs) par le biais d'une CCT. 

TRAXIO, BELMETAL et COMEOS estiment qu'il faut remédier à court terme à la pénurie des candidats-techniciens de service de véhicules de chantier, agricoles et de chariots élévateurs.

À partir du 1er juillet 2019, les heures supplémentaires volontaires effectuées par les techniciens de service peuvent être portées à un maximum de 300 h/année civile par le biais d'une convention collective de travail au niveau de l'entreprise conclue avant le 31 décembre 2019 (jusqu'au 30 juin 2021). À moyen terme, TRAXIO, BELMETAL et COMEOS espèrent que le support sectoriel amélioré pourra aider à remplir les postes vacants. Les cinq jours de formation gratuite existants pour un nouvel ouvrier ont été prolongés et complétés par une prise en charge substantielle du coût salarial par journée de formation et peuvent être cumulés avec la contribution de formation supplémentaire de 1.000 ou 3.000 euros pour un nouveau ouvrier recruté dans un métier en pénurie. EDUCAM poursuivra également ses travaux visant à améliorer le lien entre l’éducation et le marché du travail à long terme. 

TRAXIO, BELMETAL et COMEOS s’engagent pleinement dans la formation en alternance d'où jaillissent des jeunes qualifiés et qui va de pair avec le tutorat. Le secteur soutient les employeurs dans ce domaine et propose une formation de tutorat gratuite pour chaque entreprise, qui sera renforcée et entre en compte pour un congé-éducation payé et à laquelle une intervention dans le coût salarial par jour de formation continue sera liée. 

TRAXIO, BELMETAL et COMEOS veulent maintenir l’emploi dans le secteur. Les employeurs ont donc droit à une contribution partielle aux coûts de l'outplacement, en vertu de laquelle EDUCAM est chargé d'obtenir autant que possible le retour à l'emploi dans le secteur. 

Selon TRAXIO, BELMETAL et COMEOS, la conciliation travail-vie privée, la simplicité administrative et la sécurité juridique doivent aller de pair. Les travailleurs qui doivent faire face à des problèmes urgents et qui prennent peu de temps peuvent demander un ajustement de leur horaire de travail avec la possibilité pour l'employeur de rejeter la question pour des raisons organisationnelles et/ou techniques. La plupart des employeurs organisent cela de manière informelle, de sorte que l'employeur et le travailleur s'exposent à des risques. Notre secteur est le premier en Belgique à offrir une sécurité juridique pour cette pratique. 

Les fédérations d'employeurs TRAXIO, BELMETAL, COMEOS et les syndicats ABVV-Metaal, ACV-CSC METEA, la FGTB et la CGSLB ont signé ce 26 juin 2019 un accord pour la Sous-commission paritaire pour le commerce du métal.

Citation d'un administrateur de TRAXIO qui a participé aux négociations

Des négociations difficiles, quelques séparations sans être parvenus à s’entendre mais pour finir un accord équilibré placé entièrement sous le signe de l’emploi dans notre secteur : amélioration de l’afflux de nouveaux collaborateurs grâce à la formation, prévention des départs grâce à l’outplacement, faisabilité accrue de la carrière grâce à une offre de congés et la personnalisation de la carrière.

Le point le plus ardu à résoudre dans l’accord fut celui de la grande flexibilité des techniciens de service : les négociations ont bien failli capoter définitivement mais nous sommes finalement parvenus à intégrer ce point crucial* pour nos membres à la CCT.

Jean-Paul Dubois, Still (photo)

* Les heures supplémentaires volontaires passent de 120 à 300, la limite interne de 143 à 383 heures moyennant une CCT au niveau de l’entreprise.

 

Les CCT 2019-20 sont publiées sur notre site.