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Brexit (dur) =>problèmes d’approvisionnement dans certaines marques ?

La Première ministre britannique Theresa May a survécu à la motion de confiance et repart à Bruxelles un nouveau mandat sous le bras pour poursuivre les négociations. 

Pourtant le scénario catastrophe de l’absence d’un accord continue de peser comme une épée de Damoclès au-dessus de nos têtes.   Le backstop désormais bien connu demeure un obstacle difficile à franchir.  Personne ne veut le retour d’une frontière dure entre l’Irlande et l’Irlande du Nord, ce qui complique sérieusement le retrait du marché intérieur.

La proposition de Theresa May ressemblant fort à un mirage, les options demeurant ouvertes fondent comme neige au soleil.

De nouvelles élections ou un deuxième référendum demeurent envisageables.  Mais les chances de procéder à l’un ou l’autre sont difficiles à estimer. 

Quoi que ce soit que l’avenir nous réserve, le gouvernement belge exhorte les entreprises à prendre des mesures de précaution d’ici au 30 mars.  C’est à cette date que le Royaume-Uni redeviendra un pays tiers sans aucun accord commercial (au même titre que la Corée du Nord) et que l’import/export auront de nouveau à faire aux douanes, critères de produits et droits d’importation.  D’après le SPF Finances, quelque 25.000 entreprises seront confrontées aux conséquences du Brexit dont à peine un cinquième s’est préparé à la sécession.  Les PME et les indépendants surtout adoptent une attitude expectative.

En septembre 2018, le SPF Economie avait mis au point un Brexit Impact Scan.  Le test analyse neuf thèmes dont la vente, l’achat, les données digitales etc.  Des conseils approfondis sont prodigués sur la base des réponses.

Parallèlement l’Administration générale des Douanes et Accises a rédigé une checklist de trucs et astuces.   Pour pouvoir déposer les déclarations douanières, une entreprise doit disposer d’un numéro EORI.  Ce numéro d’identification peut être obtenu auprès de Liantis.  Les documents douaniers sont envoyés par voie électronique via la plate-forme PLDA, à laquelle il est recommandé de se familiariser.  Le procès de contrôle peut être fortement simplifié grâce à toutes sortes de licences. Ce qui signifie qu’une entreprise agissant sous licence est également confrontée au système de suspension. L’entreprise doit déposer une franchise aux douanes.  Pour toute autre assistance les entreprises peuvent également prendre contact avec leur coordinateur Brexit local aux Douanes.

A conseiller aussi, adopter le statut OEA.  L’Opérateur économique autorisé jouit de l’avantage du remplacement des contrôles transactionnels par un contrôle effectué sur la base des systèmes informatiques de son entreprise. Une telle approche suppose bien entendu une relation de confiance solide et de remplir minutieusement les conditions.  Mais sachant que l’autoévaluation constitue l’étape suivante, tous les efforts en valent largement la peine.

D’autres points d’attention sont le cours variable de la livre et la perturbation de la chaîne logistique.  A cet effet, il est recommandé de prendre contact avec son banquier et son transporteur pour se couvrir le mieux possible.  Les hausses de prix peuvent être compensées en intégrant certaines clauses dans les contrats.

La checklist du Brexit peut être consultée sur le site internet finances.belgium.be. Quant au scan Brexit, veuillez surfer sur brexit-impact-scan.be.