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Cacophonie

16-09-2020

Le constat est consternant : en Belgique tout le monde n’est pas égal devant le coronavirus.  Et je ne parle pas du fait que les jeunes soient moins sujets à la maladie.  Mais du morcellement régional incompréhensible des mesures économiques prises pendant la crise sanitaire. 

La pandémie du coronavirus a mis – et met toujours – les dirigeants politiques du monde entier face à un dilemme difficile : faut-il donner la priorité à l’économie (au prix de la santé publique) ou à la santé publique (au détriment de l’économie) ?  Choix cornélien s’il en est car personne ne veut avoir des décès ‘inutiles’ sur la conscience tout en refusant de précipiter inutilement le pays dans un abîme économique.  Et ainsi donc chaque pays a concocté sa recette personnelle tâchant de concilier économie et santé publique du mieux possible. 

Dans ce contexte, les autorités belges méritent nos louanges : elles ont réagi assez rapidement pour soutenir les citoyens et les entreprises.  En outre, elles ont prêté l’oreille à nos aspirations et intégré un certain nombre de secteurs ‘oubliés’ de TRAXIO à la liste des mesures de soutien. 

Pourtant la manière dont les autorités ont géré la crise nous laisse un arrière-goût amer.  En résumé : nous sommes un petit pays mais la cacophonie y est inversement proportionnelle.

Le gouvernement fédéral et les trois régions ont fait – et font toujours – preuve d’un manque de clarté dans leur communication (souvenez-vous du diaporama de la Première ministre Wilmès).  Les mesures régionales quant à elles variaient d’une région à l’autre pour des activités identiques.  Plusieurs de nos secteurs ont été mieux soutenus dans une région que dans l’autre.  Un peu comme si nos membres wallons, bruxellois et flamands habitaient des pays différents.

Les mesures de soutien doivent avoir pour objectif de protéger le pays, les entrepreneurs et les citoyens et de remettre l’économique le plus vite possible sur les rails.  Ce que nos décideurs perdent trop souvent de vue est que chaque faillite constitue non seulement un drame économique mais aussi personnel et que ces drames se déroulent en Wallonie, à Bruxelles ou en Flandre n’a aucune importance. 

C’est pourquoi TRAXIO insiste une fois de plus auprès des différentes autorités du pays pour qu’elles élaborent ENSEMBLE une vision claire de notre avenir et prennent ensuite les mesures qui nous aideront tous sans distinction à surmonter ces temps difficiles.  Car nous y avons droit, en tant qu’être humain et en tant qu’entrepreneur.  Que nous soyons wallons, bruxellois ou flamands.