Mobilité

Charles-Emmanuel van Hecke: « La vie est passionnante quand à 200 % !»

19-06-2019

A 44 ans, rien ne prédestinait Charles-Emmanuel van Hecke à se retrouver à la tête de Mecelcar, entreprise spécialisée en transformation de véhicules. La diversification inscrite dans son ADN lui a tracé un parcours hors du commun.

Diplômé de la Louvain School of Management, Charles-Emmanuel van Hecke commence sa carrière chez Puratos, une entreprise de produits de boulangerie où il a la charge d’optimiser la chaine logistique en France. « C’était un métier passionnant car la logistique était un élément trop souvent sous-estimé dans les entreprises à l’époque » se souvient-il. « Je me suis ensuite retrouvé à gérer la mise en place du logiciel de gestion pour la filiale française car il fallait quelqu’un parlant anglais, et que personne ne pratiquait alors la langue de Shakespeare chez nos voisins ».

S’ensuivent plusieurs virages qui auront permis à Charles-Emmanuel van Hecke d’explorer de nombreux domaines. « Chaque fois que j’ai changé d’emploi, j’ai changé de secteur », explique-t-il. L’homme s’est ainsi retrouvé responsable de la mise en place de softwares dans la division chimie d’UCB avant d’exercer le rôle de contrôleur de gestion des filiales. Il quitte ensuite le monde de la chimie pour un poste chez Group 4 dans la division transports de fonds. « Cette année et demie chez Group 4 m’a ouvert les yeux sur plusieurs éléments : l’importance des équipes, le souci du client et l’envie de travailler dans une entreprise qui apporte quelque chose à la société ».

C’est ainsi que l’homme acceptera un poste de directeur financier puis de directeur général des laboratoires Boiron en Belgique. Il sera alors contraint de fermer un site contre sa propre volonté à la demande de la direction générale française, ce qui guidera ses futurs choix professionnels. 

L’obsession de la qualité 

« Après cet épisode, j’ai décidé de devenir actionnaire d’une entreprise belge, pour éviter que l’actionnariat ne parte à l’étranger. C’est ainsi que je me suis retrouvé en contact avec les anciens propriétaires de Mecelcar ». Ce qui l’a séduit ? La qualité du travail de la société qui allait devenir sienne. « Ici, les 35 travailleurs vivent l’entreprise comme si c’était la leur. Le souci du client est omniprésent et ils ont une véritable obsession de la qualité. Comme on effectue tout type de transformation, de l’ambulance à la benne basculante en passant par la voiture de police ou l’atelier mobile, on peut aussi bien avoir des commandes de 1.000 véhicules que des commandes uniques à la demande d’un indépendant. Mais chaque client est considéré de manière égale » précise-t-il.

L’administrateur délégué dit n’avoir pas eu de grand chantier organisationnel à mettre en œuvre depuis son arrivée en février 2018, et a surtout travaillé sur la cohésion et la communication de l’équipe. Le principal défi auquel il doit faire face ? Le manque de personnel qualifié. « On a renoncé à engager des gens qui connaissent le métier, très différent des concessions. On préfère recruter des personnes motivées, qui ont envie d’apprendre, et les former nous-même ».

Questionné sur les nombreuses vies professionnelles qu’il a déjà connues, Charles-Emmanuel van Hecke en fait sa philosophie : « Les nouvelles expériences permettent de créer des associations d’idées auxquelles on ne pense pas spécialement lorsqu’on reste dans le même domaine. La vie est passionnante quand elle est vécue à 200 %. Et une journée passée sans donner le meilleur de soi-même est une journée perdue ». 

Profil

Âge : 44 ans

Fonction : administrateur délégué de Mecelcar

Diplôme : master en management

1er job : Serveur dans un restaurant

Hobbys : sports de glisse

Voiture de rêve : une Donkervoort

Destination de rêve : la montagne, où qu’elle se trouve

Boisson favorite : le vin, pour le travail humain exceptionnel derrière

Ambitions à 5 ou 10 ans : imposer Mecelcar comme partenaire incontournable des constructeurs.

  

Photo: Benjamin Brolet