Lobby Mobilité

Concertation entre TRAXIO et le ministre Van Overtveldt

A plusieurs reprises cet automne, TRAXIO a eu l’occasion de rencontrer le ministre Van Overtveldt en concertation.  Deux dossiers sautent aux yeux.

Le gouvernement fédéral a révisé la fiscalité automobile des hybrides plug-in, mieux connus comme hybrides rechargeables.  TRAXIO s’y est opposée et a trouvé des alliés en la FEBIAC et RENTA.  Nous estimons qu’à une époque où les diesels sont traités en vrais parias, toute alternative permettant de rapprocher le parc automobile de l’émission zéro est la bienvenue.

L’attitude du gouvernement s’explique en partie par le fait qu’un véhicule hybride circule rarement voire jamais en mode électrique et qu’une autonomie de 50 km est insuffisante.  TRAXIO a réfuté cette argumentation en soulignant que la plupart des gens effectuent moins de 50 km par jour.  Pour les distances supérieures à 50 km, l’on peut d’ailleurs passer sans problème d’un moteur à combustion à la batterie électrique dans des zones où les normes de qualité de l’air sont dans le rouge.

Autre dossier, celui de l’abrogation de l’exonération sur les plus-values réalisées à la vente des voitures de société.  Ce qui aurait pu s’avérer un incitant à l’écologisation du parc automobile ne sera plus à partir de 2020.  Les entrepreneurs en retireront une valeur ajoutée réduite et se verront obligés de consentir des efforts financiers pour moderniser le parc automobile professionnel avec, pour résultat final, que la tendance s’émousse.  Ce qui entraînera une réaction en chaîne.  D’une part, le report de la technologie avancée et coûteuse influencera défavorablement l’innovation.  D’autre part, les portes belges de notre marché (le transport de biens) seront grandes ouvertes à la concurrence étrangère.  Les Belges seront donc les grands perdants à trois niveaux : réduction du chiffre d’affaires, disparition possible de postes de travail et réduction des recettes fiscales.