Dossier Matériels pour l'automobile et outillage

Eclairage : tarifs et coûts de réparation

Les nouvelles technologies d’éclairage améliorent considérablement la vision et donc, la sécurité sur les routes. Mais elles ont un coût bien plus élevé, tout en entrainant un type de réparation sans commune mesure avec l’éclairage halogène classique. 

Pour réaliser ce dossier, nous nous sommes bien sûr entretenus avec des professionnels du secteur du remplacement – les garagistes indépendants et concessionnaires – mais aussi les équipementiers et grossistes. En les écoutant mais aussi en analysant les listes de prix des grossistes, le constat est sans appel : les feux sophistiqués à LED peuvent coûter dix fois plus cher que des halogènes classiques. Selon Hector Fratty, fondateur du site de veille technologique drivingvisionnews.com, récemment cité dans un article du Vif.be, « Le revenu mondial de l'éclairage va passer de 28 milliards d'euros en 2016 à 50 milliards en 2025. »
De son côté, FEBIAC tempère : « Le prix de revient encore élevé de cette technologie sera revu à la baisse à mesure qu’elle sera utilisée à plus grande échelle. »

Cher, mais…

Mais au-delà du prix élevé de la technologie LED – ne parlons même pas des phares au laser qui peuvent coûter plusieurs milliers d’euros –, un autre constat s’impose : pour réparer ou entretenir, il ne suffit plus de changer une ampoule. Généralement, tout le module doit être remplacé, même si certains éléments du phare éclairent encore. Dès lors, la facture du client final augmente fortement, même s’il est vrai que de l’éclairage LED ou laser ne demandera que très rarement un remplacement et ce, grâce à leur longue durée de vie.

Deuxième main ?

Comme nous le spécifiait Michaël Krautli, administrateur délégué de la société Krautli, « Un marché de l’occasion concernant l’éclairage automobile n’a pas vraiment d’intérêt. Quel est la plus-value lorsqu’on utilise une ampoule d’occasion, qui ne coûte que 2 € neuve ? De plus, quand on voit le travail de remplacement des nouvelles optiques LED, l’utilisateur final a tout intérêt à mettre du neuf. On parle quand même de sécurité : pour voir et être vu ! »

Dès lors, en Belgique, les grossistes spécialistes de l’automobile sont nombreux à proposer des pièces neuves de deuxième monte. On peut citer Ring Automotive, TYC Europe, Geevers et bien d’autres encore.

Le recyclage

Selon Manuela Fiorucci, conseillère en environnement chez TRAXIO, « Tout élément électrique intégré dans un véhicule en première monte ne tombe pas sous le champ d’application de Recupel, contrairement aux lampes qui doivent être remplacées. En fin de vie, la voiture est recyclée dans l’un des centres agréés par Febelauto en Belgique. » 

 

Photo: BMW