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EDUCAM: "Aujourd'hui plus que jamais, nous sommes un partenaire du secteur"

En cette période exceptionnelle, il est important de revenir aux principes de bonne gouvernance. Disposer de collaborateurs bien formés est un atout pour la relance après la crise du coronavirus. Paul-Henri Gilissen, Group Managing Director, dresse un état des lieux.

Vous êtes à la tête d'EDUCAM depuis le mois de février. Nous supposons que vous vous étiez imaginé un tout autre début ?

Paul-Henri Gilissen : "Comment le devinez-vous (sourire) ? Nous sommes confrontés à une crise unique, qui a paralysé presque toute la vie économique en un tour de main. Et nos secteurs ne sont certainement pas épargnés. Nombre d'entreprises ont fait de grands investissements ces dernières années, ce qui les a rendues très vulnérables. Si le chiffre d'affaires tombe alors soudain à presque 0 et que les réserves sont limitées, les problèmes arrivent vite. Une politique financière rigoureuse et une bonne relation avec les banques seront capitales pour surmonter cela. C'est d'ailleurs en des temps difficiles qu'il faut s'accrocher aux principes de base, qui sont toujours les trois P bien connus : people, product, process. Il faut se pencher attentivement sur chacun de ces principes. Et si cela peut vous inspirer et vous motiver : pensez au secteur hospitalier, qui a su faire d'énormes efforts en un rien de temps. Cela a uniquement été possible en prêtant attention à ces trois P, et en particulier, à l'aspect humain. Pour les entreprises de nos secteurs aussi, l'aspect prestation de services et cette composante humaine sont extrêmement importants. Je vois clairement des parallèles. À un moment charnière comme aujourd'hui, on voit tout de suite les résultats d'investissements dans l'organisation et un dialogue de qualité avec les collaborateurs."

Fruits des formations

Quels conseils donneriez-vous à un chef d'entreprise qui s'adresserait à vous ?

Paul-Henri Gilissen : "Il y a le présent et l'avenir. À court terme, concentrons-nous/il faut se concentrer sur le redémarrage des activités. Cela vous étonnera peut-être de moi, mais je suis conscient que, dans cette phase, il y aura peu ou pas d'attention pour la formation, ce que je comprends et que je trouve même parfaitement normal ! Mais en même temps, dans cette relance, il ne faut jamais perdre de vue le souci de la qualité. Et cela nous amène à l'importance de disposer d'une bonne équipe de personnes bien formées. C’est maintenant, plus que jamais, que des collaborateurs avec de solides connaissances professionnelles démontrent leur valeur ajoutée. Dans les moments difficiles, on récolte les fruits d'investissements antérieurs dans la formation. Vous me demandez ce que je conseillerais concrètement à ce chef d'entreprise ? Deux choses, en fait. À court terme, je lui conseillerais simplement d'écouter ses collaborateurs. Ils connaissent l'organisation et la portent. Leurs idées peuvent avoir une grande valeur pour l'élaboration du plan de relance. À moyen et long terme, je lui conseillerais de reprendre le fil des formations. "Nécessité fait loi", tout le monde en est conscient. Mais c'est précisément parce que l'on récolte aujourd'hui les fruits des formations que l'on doit plus que jamais les considérer comme un investissement dans l'avenir."

Réflexion stratégique

Quel est le rôle que vous envisagez pour EDUCAM – aujourd'hui et demain ?

Paul-Henri Gilissen : "Nous avons été créés par le secteur et pour le secteur. Par nature, nous sommes dès lors au service du secteur ; cette conviction est profondément ancrée dans notre ADN. On voit encore trop EDUCAM simplement comme un centre de formation technique, ce qui n'est qu'en partie vrai. Certes, la technique constitue une partie importante dans notre offre, mais le tableau complet est beaucoup plus large. Et c'est précisément ce à quoi les partenaires sociaux pensaient lorsque nous avons été créés. Il est important de se rendre compte que nous sommes réellement un partenaire stratégique du secteur. Nous connaissons le terrain, les forces et les faiblesses, et nous réfléchissons à l'avenir. En fin de compte, nous ne considérons pas la formation comme un but en soi. C'est dans cette même logique que nous proposons des services comme la consultance ou le coaching."

E-learning

Ces derniers temps, les gens travaillent massivement à distance. De quelle manière vos services s'inscrivent-ils dans cette e-réalité ?

Paul-Henri Gilissen : "Je pense que nous sommes plutôt bien placés dans ce domaine. Ainsi, nous disposons de différents outils opérationnels, tels que la plate-forme "Autowebtraining" ou notre système "EDUCAST", nous permettant d'organiser des "virtual classroom trainings" ou des webinaires, qui se déroulent de manière synchrone ou non. L'e-learning peut d'ailleurs produire des résultats inespérés. Il devient possible d'atteindre un public très large à un rythme record sans déplacement physique. Vous savez, notre boîte à outils est en fait remplie d'outils qui aident les entreprises dans la gestion des changements. Ces changements sont permanents/incessants dans notre monde, mais aujourd'hui, ils se profilent de manière très nette. La gestion de cette crise s'inscrit cependant dans une logique globale. Au fond, la devise d'EDUCAM, "Together we know how", résume bien tout cela : aborder et, surtout, anticiper ces changements ensemble, en dialoguant."

 

EDUCAM 2.0

"Cette crise et la façon dont elle est gérée doivent nous faire réfléchir à notre propre fonctionnement. Cette réflexion influencera bien entendu notre offre de formations. Nous avons des formations sur la façon de diriger une équipe, ou sur celle d'apprendre à mieux gérer les conflits. Chacune de ces formations prouvera son utilité. Lors de la relance post-crise, apparaîtront peut-être des besoins qui pourraient faire l’objet d'une formation. C’est possible, et même probable. Nous suivons cela avec vigilance, mais sans prétention. "Les crises sont des défis", disait le célèbre livre du Captain of industry, André Leysen. L'ouvrage a entre-temps un quart de siècle, mais le titre est plus actuel que jamais. Et dans notre cas spécifique : le défi de savoir comment mieux adapter notre offre de formation à des situations extrêmes comme aujourd'hui."

 

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Photo: Mark Fletcher Brown