Deux-roues

Fietsen Loix: Le spécialiste se distingue par le service

‘Magasin de vélos’, le terme est faible pour qualifier cette entreprise familiale spécialisée où trois générations travaillent côte à côte.  Bien que le vélo ait indiscutablement le vent en poupe, la famille Loix est bien consciente des défis de demain.

Les parents Loix ont ouvert un commerce de vélos à Brustem il y a 54 ans.  Ils y vendaient les vélos d’un fabricant local situé à Saint-Trond.  En 1980 ils ont construit une nouvelle habitation avec magasin de vélo attenant dans le centre de Brustem, à laquelle s’est ajouté un nouvel atelier au  changement de siècle.  De leurs trois fils, Frank a rejoint l’affaire en 1998.  Johan et Tom ont suivi en 2010, transformant la micro-entreprise en SPRL et mettant ainsi en route une fameuse expansion.

“Nous étions assis à table avec nos parents et sans le savoir les uns des autres nous leur avons demandé si nous pouvions entrer dans l’affaire”, se souvient Johan Loix. “Le vélo électrique entamait alors sa percée et nous avons demandé au comptable s’il était réaliste que nos parents et leurs trois garçons puissent vivre de l’entreprise”. 

Les frères se partagent les tâches. Frank est responsable de l’atelier et Johan de la vente.  Lorsque le besoin s’en fait sentir, ils se dépannent l’un l’autre.  Tom est chargé de l’administration, de la communication (Facebook inclus) et, en période de pointe, s’active également dans l’espace de vente.  La première année que les trois frères se sont retrouvés ensemble dans l’entreprise connut un tel succès que la décision d’investir dans un nouvel avenir de Fietsen Loix est tombée très rapidement.

Johan Loix : “Nous sommes partis à la recherche d’un lieu jouissant d’une bonne visibilité, de beaucoup de passage et suffisamment vaste que pour pouvoir répondre à nos besoins sur le long terme.  Nous avons rencontré plusieurs parties et avons finalement pu acquérir une habitation avec une ferme, située le long de la chaussée de Liège à Saint-Trond, également connue sous le nom de chaussée de l’Amour…, pour y construire notre projet flambant neuf ”. 

Nous avons reçu le permis de bâtir fin décembre 2013 et en avril 2014 la nouvelle maison Fietsen Loix était devenue réalité.  Johan ayant une riche expérience de la construction – la crise dans le bâtiment et un accident ayant entraîné des conséquences médicales ont été à la base de sa réorientation dans le monde du cycle – il était effectivement le Project Manager tout désigné pour notre construction neuve.  “Nous nous sommes aussi occupés personnellement de beaucoup de choses, de sorte que tout est allé très vite avec peu de perte de rentabilité en raison du déménagement”.

Actuellement, nous sommes en train d’aménager un parcours d’essai derrière l’entreprise. 

Segmentation de la clientèle

Le déménagement dans la construction neuve de 1.000 m² a conduit à l’ajout d’une seule nouvelle marque : Cannondale.  Johan Loix : “Nous avons choisi de créer un espace qui respire, de montrer plus de modèles ainsi qu’une plus grande variété par marque et de structurer clairement l’espace suivant le type de vélo et d’accessoires.  Le showroom est réparti sur plusieurs niveaux, avec les VTT tout en haut, un plateau pour les vélos de course etc.  Les accessoires aussi sont très distinctement répartis en vêtements, aliments, accessoires et pièces de rechange”.

La fille de Johan a entamé à l’âge de 16 ans son contrat d’apprentissage dans l’ancien magasin et s’est entre-temps spécialisée en vêtements et chaussures pour vélo.  Son fils Nick est lui aussi entré en apprentissage fin 2014 et a renforcé l’équipe en se concentrant sur la vente. 

La vente de vélos connaît un véritable boom mais attise aussi la concurrence.  Johan Loix : “On trouve tout très facilement sur Internet, sans oublier les nombreuses actions d’épargne et d’incentives qui utilisent le vélo comme leurre !”.

Par conséquent, nous avons élaboré un plan stratégique de segmentation de la clientèle, un procedé que l’on retrouve aussi dans le groupement des spécialistes du cycle de TRAXIO. Johan Loix : “ Ceux qui ont acheté leur vélo chez nous méritent à nos yeux de bénéficier du service le plus rapide et au meilleur prix.  Nous ne pouvons pas offrir les mêmes conditions aux acheteurs sur Internet ou tout autre canal qui recherchent surtout le prix le plus juste et frappent ensuite à notre porte pour un dépannage d’urgence. Nous sommes toutefois parfaitement conscients du potentiel que cette dernière catégorie d’acheteurs représente, mais estimons qu’il est plus que fairplay de récompenser nos plus fidèles clients.  Nous n’avons certes pas la moindre intention de facturer à la tête du client, mais nous cherchons une formule équitable, structurée et légale pour mener à bien notre segmentation de la clientèle”. 

Solide partenariat

Fietsen Loix a accepté la proposition faite par KBC Autolease de devenir partenaire agréé du leasing de vélos.  Johan Loix : “La personne ayant opté pour la formule du leasing d’un vélo dédie chaque mois un montant donné de son salaire brut qui est transformé en une indemnité de vélo, services et assurance.  Les clients choisissent volontiers des vélos coûteux et tout le paquet de services y afférents”.

En principe, KBC Autolease se charge de la prospection des entreprises, mais Fietsen Loix ne recule pas devant la prise d’initiative.  Johan Loix : “KBC Autolease ne veut que des marques de qualité et nous les proposons dans notre gamme.  La vente de ces marques entre en ligne de compte dans notre chiffre d’affaires et renforce la relation avec nos fournisseurs”.

Exigents

Les précommandes que nous devons placer chez nos fournisseurs et les réserves à constituer nous-mêmes pour répondre à la demande de la clientèle sont en hausse.  “L’intérêt dans les marques de qualité et même pour les produits les plus hauts de gamme est considérable, mais personne n’aime attendre quatre ou cinq mois” indique Johan Loix.

Les clients en quête d’une marque déterminée parcourent parfois jusqu’à 25 km depuis leur domicile.  « Les attentes en matière de maintenance augmentent aussi », poursuit Johan Loix. “C’est pourquoi nous disposons d’un atelier ouvert, bien visible et nous accordons beaucoup d’attention à l’ordre, ainsi qu’à la propreté des lieux.  La qualité de nos services doit dissuader les clients d’acheter en ligne ”.

La demande d’accessoires est églement en croissance.  Les casques se vendent très bien, surtout depuis qu’on parle beaucoup de sécurité.

Bien que les perspectives de ventes de vélos soient très favorables, on est loin de toute euphorie ou jubilation excessives.  Johan Loix : “Nous craignons la vente en ligne directe par les fabricants, un modèle que Canyon a déjà fait sien.  Des webshops nous ont d’ailleurs déjà approchés pour servir de point de maintenance, mais cette activité n’est pas rentable. Dans un autre registre, nous avons fait l’expérience positive du financement de vélos et l’admission d’écochèques plait également à la clientèle”.

Location

L’on demande fréquemment à Fietsen Loix de reprendre un vélo.  “C’est surtout le cas à l’achat d’E-bikes et il s’agit souvent de vélos classiques, peu utilisés et en bon état” fait remarquer Johan Loix.  “Le client est ravi du service de reprise principalement parce que cela lui évite de devoir revendre son vélo d’occasion via Internet”.

“Nous louons ces mêmes vélos parce nous sommes situés dans une contrée touristique, la province du Limbourg, qui bénéficie d’une belle promotion comme région idéale à découvrir à vélo” commente Johan Loix. “Il y a une demande de location de vélos et nous coopérons avec une dizaine d’exploitants de B&B pour lesquels nous assurons la réservation, la dépose et l’enlèvement des vélos”.

A l’heure actuelle, la location porte sur une vingtaine d’E-bikes et 30 à 40 vélos classiques.

 

Date de création : 1963 / 2010 sprl

Secteur/activité : spécialiste du cycle

Coordonnées du siège : Luikersteenweg 227 - 3800 Saint-Trond

Nombre d’établissements : 1

Effectif du personnel : 8, dont 3 salariés

Chiffre d’affaires :  +/- 1,8 million d’euros

 

Photo: Thierry Dricot