Salon de l'Auto Mobilité Deux-roues

Fietsen Wildiers : (Expertise + implication)² = formule de croissance fondée

31-01-2021

Cette année Fietsen Wildiers a ouvert son cinquième établissement et verrait bien le succès du vélo, et du vélo électrique en particulier, se maintenir pendant encore une décennie.  Afin de réagir avec à-propos aux évolutions tant côté fournisseur que côté client, il recherche le savoir-faire à l’extérieur.

Tim Wildiers a repris le commerce de vélos de ses parents en 1998, devenant ainsi la troisième génération à poursuivre l’entreprise familiale.  « A cette époque, le commerce du cycle est entré dans une phase de transition profonde » se rappelle Tim Wildiers.  « J’ai ramé pendant 15 ans pour porter cette reprise et surtout pour ne pas rater le rendez-vous avec le futur. »  En 2015 nous avons déménagé dans des installations plus grandes situées Antwerpse Steenweg à Kapellen et j’ai engagé le premier collaborateur. Tim Wildiers : « Nous avons aménagé et assuré la finition de cet établissement de 1.100 m² nous-mêmes pendant six mois.  Heureusement l’inauguration connut un franc succès.  Des équipes distinctes se chargeaient de la vente et de l’atelier, les entretiens se faisaient sur rendez-vous … une nouveauté à l’époque ! ».

E-bike et leasing de vélos

En mai 2018, nous avons ouvert la deuxième filiale à Zwijndrecht.  « Le choix s’est porté sur Zwijndrecht en raison de la problématique croissante de la mobilité autour d’Anvers, encore aggravée par les travaux de la liaison Oosterweel qui allaient prendre des années » argumente Tim Wildiers.  « En outre Zwijndrecht offrait une bonne correspondance au bateau-bus et au bateau vélo, des initiatives visant à stimuler l’usage du vélo pour les déplacements domicile-travail.   Le premier week-end, nous avons vendu 25 e-bikes ».

En février 2019, nous avons ouvert notre filiale à Geel et quelques mois plus tard ce fut le tour de Hasselt.  Oostmalle est le cinquième établissement arborant le logo de Fietsen Wildiers.  « Nous avons acheté le bâtiment casco et avons réalisé et monté les aménagements nous-mêmes, en nous faisant aider pour les travaux d’électricité » s’enthousiasme Tim Wildiers.  Fietsen Wildiers a résolument opté pour l’e-bike et était un pionnier en matière de leasing de vélo.  Aujourd’hui nous collaborons avec les cinq sociétés de leasing et nous prospectons activement le potentiel B2B à travers des conseils et vélos de démonstration.

Organisation structurée mûrement réfléchie

Hormis une filiale, Hasselt compte un magasin centralisé pour toutes les filiales.  C’est là que sont livrés et enregistrés tous les vélos.  Nous créons une fiche d’identification pour chaque vélo que nous avons acheté comprenant le code barre, le numéro de clé et le numéro de série de la batterie.  Nous y montons les vélos que nos propres services logistiques transportent ensuite pour livraison au client dans les filiales.  « Il n’y a aucune livraison directe aux filiales » souligne Tim Wildiers.  « Chaque vélo peut être suivi de A à Z via notre système de track & trace. Nous l’avons mis au point avec le savoir-faire de Kris Voet et Peter Hermans, nos premiers associés, qui ont quitté la branche automobile en 2018 ».

Le concept de la centralisation des services aux filiales doit permettre à Fietsen Wildiers de renforcer son ancrage et sa croissance à l’avenir.  Dans cette optique, nous employons également une comptable à temps plein qui traite toutes les transactions financières des filiales ainsi qu’une collaboratrice qui se consacre plus particulièrement à la clientèle B2B.

Fietsen Wildiers n’a pas opté pour une formule de franchise pour maintenir sa croissance mais pour attirer des associés dont chacun apporte son savoir-faire spécifique et il n’est pas rare qu’ils proviennent d’un autre secteur.  En principe chaque associé est responsable d’une filiale.  « Unir les savoir-faire de chaque associé nous rend plus forts » affirme avec conviction Tim Wildiers.  « Vous n’êtes jamais seul devant une difficulté, vous avez toujours quelqu’un avec qui partager des idées et une vision plus large pour prendre une décision fondée.  Nous surveillons de près notre analyse économique, contrôlons les coûts de nos ateliers et de chaque filiale pour orienter l’amélioration du résultat ».

« Nos collaborateurs techniques et nos vendeurs ont souvent sauté le pas en provenance d’un autre secteur, souvent la branche automobile » témoigne Tim Wildiers.  « Nous mettons tout en œuvre pour incarner un employeur attrayant, nous offrons un vélo d’entreprise, des écochèques et un milieu de travail écologique, des douches et un casier… ».

L’univers du vélo

« Le vélo a beau jouer le rôle principal, à l’heure actuelle toute l’offre qui gravite autour revêt la même importance » affirme Tim Wildiers.  « Nous partons toujours d’une analyse des besoins du client pour établir son profil et proposer les solutions les plus adaptées compte tenu du budget dont il dispose.  Ce qui signifie que le leasing de vélos ou un prêt vert est souvent déterminant pour les clients.  Fietsen Wildiers a développé son propre logiciel de gestion des vélos d’essai.  La flotte d’essai est répartie dans les cinq filiales et tous les vélos d’essai sont pourvus d’une puce pour le track & trace.

« Nous proposons par ailleurs tout ce qui rend l’utilisation d’un vélo – en particulier lors des déplacements domicile-travail – plus sûre et confortable » poursuit Tim Wildiers.  « De plus en plus de gens décident de renoncer à la voiture et adoptent le vélo.  Nous mettons notre point d’honneur à transformer notre offre globale en alternative la plus complète possible ».

Dans les filiales nous avons subdivisé la vente et la technique avec des collaborateurs spécifiques dédiés à chaque activité.  Aucune orientation de l’enseignement ne parvient à diplômer de futurs travailleurs fins prêts pour le vélociste moderne.  Tim Wildiers : « La formation en interne est une nécessité absolue ainsi que les formations assurées par des marques telles que Bosch, Shimano, et d’autres formations organisées.  En moyenne nos collaborateurs techniques suivent de quatre à cinq jours de formation continue par an.  Par filiale, chaque personne suit la formation et la transmet à ses collègues. »

Tous les travaux d’entretien et de réparation se font sur rendez-vous.  Nous mettons un vélo de remplacement à disposition et le client reçoit un SMS lorsque son vélo est prêt.  Deux voitures de courtoisie sont à la disposition des clients B2B.  « A partir de 10 vélos, nous pouvons effectuer l’entretien ou la réparation sur place » indique Tim Wildiers.  « Nous sommes à même de contrôler 600 vélos par semaine sur place.  Nous avons également un très gros client à qui nous envoyons un technicien, qui dispose d’un atelier sur site, un jour chaque semaine ».

Le glas du vélociste traditionnel a sonné

Depuis quelques années, les fabricants de vélos sont obligés de commander les pièces de rechange à l’avance pour livraison dans les 12 à 15 mois.  Ce qui est surtout le cas pour l’électrique où les grands opérateurs de la chaîne d’approvisionnement vendent/adaptent au préalable leur production annuelle à la demande.  Cette mutation entraîne également les vélocistes dans son sillage.  Ils doivent s’inscrire dans le système de précommande des fabricants, c-à-d. commander un an à l’avance.  Il n’y a plus moyen de faire de commandes complémentaires car la production annuelle a été affectée.  Cette tendance exige non seulement des compétences professionnelles et une préparation approfondies mais également une base financière et une stabilité solides pour obtenir les garanties bancaires.  Le volume d’achat est déterminant pour la marge finale que le vélociste pourra réaliser.  Tim Wildiers : « Il est très difficile voire impossible aux petits vélocistes de suivre ce mécanisme.  Le modèle de rémunération du vélociste moderne requiert de la prévoyance et une solide capacité financière ».

En bref

Création : 1998

Secteur/activité : vélociste, centre e-bike spécialisé en B2B et B2C

Coordonnées du siège : Antwerpsesteenweg 213/217, 2950 Kapellen

Nombre d’établissements : 5

Effectif du personnel : > 30, dont six associés

Chiffre d’affaires : quelque 3.000 e-bikes en 2020