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Le certificat garantit la sécurité sur les HEV

Limiter les risques liés au travail sur les HEV est une priorité du secteur. Avec une offre complète de formations et trois niveaux de certificats, la sécurité est garantie.

Grâce aux évolutions technologiques rapides dans le secteur automobile, les véhicules hybrides et électriques ont très vite trouvé leur chemin vers le grand public. Avec leur arrivée sur nos routes et dans nos ateliers, les questions de sécurité propres à ce type de véhicules se sont vite posées. En effet, ces HEV (Hybrid & electric vehicles) sont munis d'un moteur électrique comme groupe motopropulseur et d’une batterie à Haut Voltage dont une manipulation inadéquate peut entraîner d’importants dégâts et des blessures graves pour les techniciens. 

Des partenaires soucieux

La sécurité bénéficie d’une attention toute particulière de la part des partenaires sociaux. « Cette préoccupation trouve son fondement dans la loi sur le Bien-être de 1996 », dit Luc De Moor, Group Managing Director EDUCAM. « Celle-ci ne comporte pas de réglementation spécifique liée aux interventions sur des systèmes à haute tension dans les véhicules. Par contre, elle définit un cadre concernant la sécurité au travail qui ne laisse planer aucun doute sur la responsabilité de l’employeur quant à la gestion des risques et de la sécurité dans l’entreprise. Il doit informer ses travailleurs, les former, ainsi que prévoir les procédures nécessaires. C’est le cas aussi pour les travaux sur les HEV ». 

La norme revue

Pour assister les employeurs dans leurs tâches, une version renouvelée de la norme a été élaborée par un groupe de travail composé d’experts techniques et de spécialistes en méthodologie. Une consultation a d’abord été menée auprès des parties concernées dans le secteur automobile et les secteurs connexes. Les réglementations régionales et nationales belges et des réglementations internationales dans les pays voisins ont été analysées, suivies d’entretiens avec les autorités compétentes. 

« Cette norme se compose de deux parties », précise Luc De Moor. « La première donne un aperçu des risques potentiels liés aux interventions sur des HEV et indique les équipements de protection adéquats. La deuxième partie détaille les catégories de véhicules et l’état dans lequel ils peuvent se trouver (accident, incendie, dégât des eaux etc.). L’objectif étant de définir les procédures à suivre et les connaissances nécessaires pour effectuer les travaux en toute sécurité. » 

Trois niveaux

“Au sein du groupe de personnes qui travaillent sur des HEV, on distingue trois niveaux de compétences”, poursuit Luc De Moor. « Tous trois correspondent à un certificat spécifique. Autrement dit : dorénavant, chaque personne qui interviendra sur ce type de véhicules devra disposer d’un certificat sectoriel valide. Concrètement, on fait une distinction entre le collaborateur sensibilisé, le collaborateur qualifié et le collaborateur spécialisé. Ce dernier doit avoir les connaissances les plus poussées, puisqu’il intervient sur un véhicule sous tension. Le collaborateur qualifié lui met le véhicule hors tension avant d’intervenir. Enfin, le premier niveau n’intervient pas sur les composants des HEV sauf s’il est sous la surveillance d’un collaborateur qualifié ou plus. »

Les formations dans la pratique

Quoi ?

Les formations et les certificats sont liés aux tâches effectuées par le technicien. On en distingue trois : le collaborateur sensibilisé, le collaborateur qualifié et le collaborateur spécialisé. 

Où et par qui ?

Les différentes formations peuvent être suivies chez EDUCAM, ou chez un opérateur agréé. Les épreuves théoriques et/ou pratiques ont été validées par les partenaires sociaux. Le certificat sectoriel est une déclaration écrite et est toujours délivrée par EDUCAM.

Validité des certificats

Pour continuer à garantir la sécurité du travailleur, un rafraîchissement régulier est nécessaire. Un manque d’expérience régulière ou des automatismes peuvent avoir une influence négative sur le niveau de sécurité. Des rappels des points d’attention garantissent une plus grande vigilance aux risques présents dans les HEV. Par ailleurs, la durée de vie moyenne d’une technologie est de 6 ans. La combinaison des deux éléments a permis de fixer également la durée de validité du certificat à 6 ans. 

La prolongation des certificats doit avoir lieu pendant les heures de travail.

 

Plus d’infos ? Contactez EDUCAM via info@educam.be au 02 778 63 30.