Actualité Mobilité

Le dealer auto du futur

Déjà sous pression depuis plusieurs années, le secteur de la distribution automobile s’apprête à vivre de véritables bouleversements d’ici 2030. En cause : l’évolution technologique comme celle de la réglementation et du comportement des consommateurs. 

Voici ce qui attend le concessionnaire de demain (1). 

1. L’expérience client

Le client actuel est moins fidèle à son concessionnaire que par le passé. Les Millennials (nés entre 1980 et 2000), catégorie de consommateurs qui aura le plus d’impact dans les années à venir, sont nés avec l’internet grâce auquel ils effectuent leurs recherches et comparaisons. Ils sont déjà saturés d’informations lorsqu’ils prennent contact avec un dealer dont ils attendent surtout des conseils pointus, techniques, fiscaux, environnementaux. D’où l’importance d’offrir une réelle « expérience client » pour stimuler leur loyauté, en phase avec un site internet up to date. 

2. L’analyse des données

Qu’elles proviennent des véhicules (voitures connectées, OBD, ITS...) ou des consommateurs (études marketing, enquêtes, etc.), les concessionnaires sont submergés de données. Un traitement efficace de ces données peut leur fournir des informations très utiles tant pour des actions marketing que pour la maintenance smart et prédictive. 

3. La réglementation

Les nouvelles réglementations doivent être constamment prises en compte par les dealers automobiles et elles sont nombreuses, tant au niveau régional, fédéral qu’européen. Que l’on songe à l’entrée en vigueur récente du GDPR (protection des données), aux Euronormes d’émission de CO2 ou de particules fines, ou encore aux règles fiscales en cours et à venir : budget mobilité, taxe kilométrique, pression sur les voitures de société, interdiction de circulation ou de vente de certains véhicules, etc. 

4. Les carburants alternatifs

L’une des tendances les plus marquantes du secteur automobile est liée à l’arrivée de moteurs utilisant des carburants alternatifs. On pense bien sûr au développement des véhicules électriques et à ses conséquences, comme la diminution des entretiens ou la nécessité d’installer des bornes de rechargement. Mais aussi à celui des véhicules hybrides ou d’autres substituts comme le LPG ou le CNG. 

5. Les véhicules partagés

L’idée selon laquelle un véhicule peut être utilisé par plusieurs personnes se répand, dans le cadre du développement de l’économie partagée. Différents modèles existent (autopartage, location courte durée, plateformes P2P, etc.) mais tous visent à réduire à la fois le nombre de véhicules en circulation et le coût d’utilisation. 

6. La multimobilité

Également appelée Mobility as a Service (MaaS), elle consiste à promouvoir par différents outils (fiscaux, réglementaires, infrastructurels, etc.) l’utilisation combinée de plusieurs moyens de transport alternatifs – ou complémentaires - à la voiture pour se déplacer. 

7. Les partenariats inter-entreprises

Les collaborations entre entreprises de secteurs différents sont une tendance générale, facilité par le développement des réseaux sociaux. Dans le secteur automobile, des partenariats vont se nouer de plus en plus en vue d’améliorer l’expérience client, de se différencier par rapport à la concurrence ou de développer des solutions globales de mobilité. En offrant un service supplémentaire, des innovations originales ou des services partagés. 

8. Les véhicules autonomes

La voiture totalement autonome n’est pas encore pour tout de suite, pour des raisons aussi bien technologiques qu’éthiques et réglementaires. Mais des véhicules partiellement autonomes arrivent progressivement, capables d’effectuer certaines tâches de façon automatique. Et ces tâches seront de plus en plus nombreuses jusqu’à ce que le conducteur ne soit plus nécessaire, d’ici 2030. 

Ces évolutions en cours ou attendues dans les années à venir mettent sous pression la place du vendeur de voitures dans le circuit de distribution des véhicules automobiles, comme celle des garagistes et des vendeurs de carburants. Les nouvelles technologies favorisent le développement d’alternatives à la voiture à essence ou au diesel mais aussi le contact plus direct entre les fabricants et les consommateurs. 

TRAXIO est conscient de son rôle dans la connaissance des profonds changements que nos secteurs vont connaître dans les années à venir et sera aux côtés de ses membres pour les aider à comprendre ces changements et les assister dans leur(s) transition(s) vers cette nouvelle donne du marché. 

Personne de contact : Frédéric Cornet (02/778.62.57 - frederic.cornet@traxio.be) 

 

1) Etude réalisée par Marie De Decker et Margot Gutscoven dans le cadre d’un partenariat entre TRAXIO et l’Antwerp Management School.