Actualité Mobilité

Les accidents et les réparations de carrosserie

15-06-2020

Si nos membres carrossiers-réparateurs réparent les dommages des accidents et permettent de redonner une nouvelle jeunesse à nos véhicules endommagés, il nous semblait intéressant de les mettre en avant en donnant les chiffres des accidents et sur les coûts des réparations.

Malgré un trafic en hausse constante, la réduction de la vitesse moyenne ainsi que l’évolution technologique de sécurité passive a permis de diminuer le nombre de sinistres pour les voitures de 1,6 % de 2014 à 2018. Le taux de sinistralité a ainsi été réduit à 5,9 %. Pour les autres véhicules, ce taux peut cependant être très différent : de 1,3 % pour les deux-roues vers 27 % pour les bus et autocars. On voit d’ailleurs que, à la différence des voitures, la sinistralité des autres véhicules a elle augmentée de 12 % de 2014 à 2018.

Au niveau des réparations de carrosserie, on peut voir une tendance haussière des coûts totaux (+4,2 % en 5 ans) qui s’explique principalement par la hausse des pièces détachées. En effet, les composants de sécurité de plus en plus technologiques – par exemple les capteurs de parking dans les pare-chocs, les caméras de recul ou radars d’évitement de collision, les airbags, etc… - font rapidement grimper la facture : les pièces ont augmenté de plus de 20 % en 5 ans et leur part est ainsi passée de 40 % à 47 % dans le montant total.

La main d’œuvre en revanche a connu une baisse de près de 7 % en carrosserie et de 0,3 % en peinture, réduisant la part totale de la main d’œuvre de 45,2 % à 42,1%. Ceci est dû à deux facteurs. En premier lieu, le nombre d’heures moyen a tendance à diminuer de 10 % en carrosserie et de 4 % en peinture sur les cinq dernières années. En second lieu, le coût horaire a lui connu une hausse mais qui reste en deça de l’inflation. En d’autres termes : le montant horaire facturé a moins progressé que les salaires durant la même période.