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Plus d’immatriculations de véhicules d’occasion que de neufs en février

04-03-2021

Les immatriculations de février 2021 plongent à nouveau dans le rouge tandis que celles des véhicules d’occasion maintiennent mieux le cap. Cela vaut en particulier pour les voitures de tourisme (neuves -21,3 %, occasions -1,1 %), les motos (neuves -13,2 %, occasions +17,9 %) et les camions lourds et les tracteurs. Mais on note aussi des changements : les nouveaux camions -12T ont connu une hausse de +6,6% et les des véhicules utilitaires légers neufs limitent finalement les dégâts (-0,8%). La part des voitures particulières neuves dont l’émission de CO2 est inférieure à 109 g/km dépasse la moitié du nombre total d’immatriculations (52,6 %), grâce aux véhicules hybrides (24,9 %) et à la croissance des voitures électriques.

Les résultats des ventes pendant la ‘période du salon’ n’apparaissent pas encore dans ces statistiques car de nombreux véhicules en commande doivent encore être livrés et immatriculés. En outre la production prend du retard supplémentaire par entre autres un manque de puces électroniques.

Filip Rylant, porte-parole de TRAXIO, résume ainsi la situation : « Les immatriculations de véhicules neufs restent mauvaises toutes catégories confondues.  Les voitures de tourisme neuves (-21,3 %), motos neuves (-13,2 %), utilitaires légers (-0,8 %) ainsi que les camions de +12T (-11,3 %) et les tracteurs (-4,1 %) continuent de perdre du terrain. Seule exception : les camions de -12T dont les immatriculations ont progressé de +6,6 % en février. Comme en 2020, la plupart des véhicules d’occasion tirent mieux leur épingle du jeu : voitures de tourisme (-1,1 %), motos (+17,9 %), utilitaires lourds +12T (-4,4 %) et tracteurs (+11,9 %). L’incertitude continuant de perturber le marché, l’intérêt pour le marché de l’occasion reste d’actualité. Pour conclure sur une note optimiste : plus de la moitié des immatriculations concernent des véhicules neufs à faible émission de CO2, grâce à la hausse des véhicules hybrides (24,9 %) et électriques (3,0 %), qui pris ensemble dépassent les ventes de véhicules diesel… »

Immatriculations en février 2021

Immatriculations cumulées 2021

GRAPHIQUES, DÉTAILS ET ANALYSE

A. Voitures particulières

Voitures de tourisme neuves

Sur le plan des immatriculations de voitures de tourisme neuves (-21,3 %), février confirme hélas la tendance de janvier 2021 et de l’ensemble de 2020.

Les effets de la crise sanitaire persistent.  Les immatriculations de février reflètent les commandes passées il y a quelques semaines à quelques mois et il est clair que la confiance des consommateurs n’était/n’est pas rétablie.

Il est prématuré d’évaluer l’impact réel des ventes pendant la période du salon de l’auto parce que les statistiques d’immatriculation de février reprennent principalement des véhicules vendus il y a quelques semaines ou quelques mois. Les effets de l’annulation du Salon de l’Auto sur les immatriculations de voitures neuves ne sont pas encore mesurables à travers les statistiques de janvier et février, on devra attendre les mois à venir, sachant que le productions prennent du retard, partiellement suite à la crise Covid et par un manque de puces électroniques. 

Entre-temps les voitures hybrides et électriques poursuivent leur avancée en 2021.  La part de marché de l’hybride croît à plus d’un quart des immatriculations neuves : 24,9 % (dont 15,4 % d’hybrides classiques et 9,5 % d’hybrides rechargeables) tandis que la part des essences chute à 45,9 % et des diesels jusqu’à 25,4 % même.  Il faut chercher l’explication dans les voitures de société hybrides qui jouissent d’un avantage toute nature (ATN) plus avantageux depuis l’an passé.

La croissance des voitures à faible émission de CO2 (moins de 109 g/km) se poursuit : de 41,2 % en janvier 2020 à 52,6 % en 2021.

Voitures de tourisme d’occasion

Pour la première fois depuis trois mois, les immatriculations de voitures de tourisme d’occasion prennent la bonne direction.  Février s’achève sur une perte légère par rapport à l’an passé : -1,1 %.

Après une solide reprise de l’activité après le premier confinement de 2020, les statistiques de novembre, décembre et janvier ont plongé dans le rouge tandis que celles de février 2021 ont pratiquement rattrapé le niveau de l’an dernier.  Février traduit-il un revirement ou les véhicules d’occasion perdent-ils progressivement de leur attractivité ? Une récente étude de marché de TRAXIO révèle qu’un nombre de sondés – quoique limité – a l’intention d’acheter une occasion plutôt que la voiture neuve prévue, mais cette évolution n’apparaît pas dans les chiffres concrets.  Il faudra attendre jusqu’à juin pour distinguer les différentes tendances du marché car à ce moment-là, la plupart des voitures neuves auront été livrées et de nouvelles occasions arriveront sur le marché.

Volkswagen, BMW, Opel, Mercedes et Ford forment le top 5 des marques les plus vendues sur le marché des voitures particulières d’occasion.

Parmi les voitures d’occasion, nous observons surtout une baisse du nombre de diesels au profit des essences.  Le mois dernier, il s’est immatriculé à nouveau nettement plus d’essences (diesel : 46,1 % contre essence : 49,8 %).  La part des autres carburants demeure négligeable bien que les hybrides progressent de 1,7 % à 3,1 %, de tout autres chiffres que les immatriculations de voitures particulières neuves dont les hybrides représentent entre-temps plus d’un quart des ventes.

L’âge moyen des occasions immatriculées reste presque stable : six ans et dix mois.

B. Véhicules utilitaires

Véhicules utilitaires légers neufs

Après un mauvais départ au début de l’année, les immatriculations des véhicules utilitaires légers neufs (LCV) se colorent d’un rouge plus doux (-0,8 %) en février.

Une douce reprise des activités donc, mais reste la question pourquoi que cette catégorie n’obtienne pas un meilleur score vu la croissance de la part des achats en ligne avec livraison à domicile. Constat remarquable est la croissance en Wallonie (de 24% à 27%) au détriment de Bruxelles (de 14% à 11%).  

Certaines marques sont toujours confrontées à des délais de livraison plus longs qu’à l’accoutumée ; il en va de même pour certains fabricants de carrosserie.

Véhicules utilitaires légers d’occasion

Il s’est immatriculé en février 2021 le même nombre de véhicules utilitaires légers d’occasion (LCV) qu’en février 2020 (-1,2 %).  Cette tendance signe peut-être un revirement car janvier s’était caractérisé par un recul après sept mois de croissance continue.

Il faudra donc attendre si les motifs d’achat de l’année Corona 2020 se maintiendront en 2021.  L’an passé, les transporteurs de colis ont préféré acheter des camionnettes d’occasion plutôt que des neuves et, face aux incertitudes ambiantes, certaines entreprises et indépendants ont opté pour un utilitaire léger d’occasion plutôt qu’un neuf (meilleur marché et délai d’amortissement plus court).

De plus, la perte éventuelle est moindre s’il faut revendre le véhicule d’occasion en raison d’un ralentissement des activités de la société. La disponibilité immédiate joue également un rôle. Par ailleurs, certaines entreprises ont besoin de camionnettes supplémentaires pour transporter leur personnel vers des chantiers (car les restrictions liées aux mesures d’hygiène ne permettent plus de transporter autant de personnes dans un même véhicule).

Véhicules utilitaires lourds neufs

Les véhicules utilitaires lourds neufs (+3,5T) ont vécu une année 2020 particulièrement difficile et le début de 2021 les précipite également dans le rouge.  Mais nous constatons un retournement pour les les immatriculations d’utilitaires lourds entre 3,5-12T qui ont progressé de +6,6 % en février. Quant aux tracteurs de +12T, les nouvelles sont plutôt bonnes (après une annus horribilis) car ils limitent les pertes à -4,1 % mais la situation reste négative pour les camions de +12T (-11,3%). 

Véhicules utilitaires lourds d’occasion

Remarquons pour la catégorie des véhicules utilitaires lourds (+3,5T) d’occasion que les camions 3,5-12T souffrent sérieusement (février -8,3 %, total sur l’année -20,6 %) alors que les camions +12T vont relativement bien (février -4,4 %, total sur l’année -0,2 %). Les tracteurs de plus de + 12 tonnes d’occasion ont fait une belle progression : +11,9% en février et +0,5% sur les deux premiers mois de l’année.  

C. Motos

Après un mois de janvier désastreux, les immatriculations de motos neuves déclinent de -13,2 % en février.  Il faut en chercher la raison principale dans l’arriéré de production de certains constructeurs et équipementiers, en conséquence des confinements de 2020 dus à la crise sanitaire.  Par conséquent, la livraison de certaines commandes se fait attendre et l’introduction de certains nouveaux modèles est différée à plus tard au printemps.

La question-clé est de savoir si la moto connaîtra le même succès en 2020 que l’année d’avant.  La crise sanitaire a boosté la popularité des voyages de loisir en Belgique ou chez ses voisins proches mais les déplacements domicile-lieu de travail ont également contribué au succès relatif de l’année 2020.

Au regard du retard de production et du report de la livraison des modèles neufs, nous devrons prendre du recul avant de pouvoir comparer cette année aux précédentes.

Reste aussi à voir si le soleil printanier incitera le motard (potentiel) à reprendre le chemin des showrooms… ? 

Par ailleurs, le marché de la moto d’occasion réalise toujours de bons scores avec une embellie de +17,9 %.  Ce qui démontre l’intérêt intrinsèque dont jouissent les motos, un atout pour les loisirs comme pour les déplacements domicile-travail. De toutes les catégories les motos d’occasion notent les meilleurs chiffres d’immatriculations !

TRAXIO STATS

TRAXIO assure le suivi mensuel des immatriculations des voitures particulières, motos, véhicules utilitaires, camping-cars, remorques et speed pedelecs neufs et d’occasion.

Les statistiques de TRAXIO offrent de nombreux détails instructifs tels que les répartitions nationales et régionales, par type de carburant, émissions de CO2, marque et âge du véhicule.