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VELO-PASS, carte d’identité pour vélo

Le système du VELO-PASS, annoncé au début de l’année, est opérationnel depuis peu.  Quelles possibilités offre-t-il ? Comment fonctionne-t-il ? Que coûte-t-il ?  Guy Crab, secrétaire général de TRAXIO VELO, nous dit tout. 

Le VELO-PASS est un système national d’enregistrement de vélos associé à une base de données centrale consultable par voie électronique.  Cette base de données abrite toutes sortes d’informations sur le vélo et son propriétaire.  Il peut s’agir, par exemple, de la marque du vélo, de son numéro de cadre et de sa date d’achat, mais aussi de renseignements concernant le propriétaire, des documents d’assurance, des données d’entretien ou du numéro de la batterie (pour les vélos électriques).  Les propriétaires peuvent ajouter eux-mêmes des informations telles que des photos ou des renseignements concernant les accessoires achetés ultérieurement moyennant l’application pour smartphone MOBO.  Un code QR unique apposé sur le vélo ouvre l’accès à toutes ces données. 

Sécurité antivol 

« L’application la plus évidente du système est la sécurisation contre le vol » expose Guy Crab, de TRAXIO VELO.  « A l’aide du code QR, le vélociste peut vérifier sur-le-champ si le vélo qu’on lui présente n’a pas été volé.  C’est également vrai pour les particuliers qui achètent un vélo d’occasion : eux aussi peuvent contrôler dans l’appli pour smartphone si le vélo n’est pas signalé comme étant volé.  Pour le propriétaire d’un vélo, VELO-PASS facilite la preuve, auprès des forces de police, par exemple, qu’il en est bien le propriétaire légitime.  Une manière de traiter plus rapidement la procédure de déclaration de vol. Ultérieurement la plate-forme pourrait être associée à un système de traçage, à l’instar des voitures.  Ce qui devrait réduire toute tentation de vol. » 

Le VELO-PASS est appelé à devenir le successeur numérique du fameux système de gravure, mais ce n’est pas tout.  « A terme, d’autres parties pourraient utiliser la plate-forme » commente Guy Crab.  « Je pense, par exemple, aux compagnies d’assurances, aux sociétés de leasing, aux systèmes de vélos partagés ou aux universités.  Toutes ces organisations disposent déjà de leurs propres systèmes. Une centralisation permettrait de réaliser d’importants gains d’efficacité.  Plusieurs parties ont déjà témoigné de leur intérêt et plusieurs villes soutiennent cette initiative. » 

Vélo connecté 

TRAXIO VELO ne manque d’ailleurs pas d’idées pour étendre VELO-PASS à l’avenir et le transformer en un élément essentiel du « connected bike », le vélo digital.  « En principe, le code QR peut être utilisé pour toutes sortes d’autres applications », explique Guy Crab.  « Pensons, par exemple, à un parking pour vélos destiné uniquement aux habitants d’un quartier.  Avec les codes QR, seuls ces derniers y auraient accès.  Ou encore, pour garer son vélo dans un parking pour vélos ‘intelligent’, il suffirait de scanner le VELO-PASS et sa carte d’identité à l’entrée.  Le parking pour vélos mémoriserait la combinaison cartes-vélo.   A la sortie, les portiques s’ouvriraient uniquement sur reconnaissance de la même combinaison.  Ou encore les consignes situées à une jonction cycliste où l’on peut laisser son câble de recharge et qu’il serait possible d’ouvrir et fermer grâce au code QR.  Ou encore certaines bornes électriques où le code servirait à prouver que vous pouvez y recharger votre vélo.  Les possibilités tendent vers l’infini. »

Prix et modalités 

Bien sûr le VELO-PASS a un prix, unique et par vélo.  Tous les développements concernant les applis et la plate-forme sont gratuits et compris dans le prix conseillé de 16 euros.  Une vingtaine de vélocistes propose déjà le VELO-PASS et leur nombre augmente tous les jours.  Actuellement ils sont 65 à s’être enregistrés afin de pouvoir offrir ce service à leur clientèle.  Les modalités pratiques du VELO-PASS ont été simplifiées au maximum, continue Guy Crab.  « Les vélocistes désireux de participer sont priés de s’inscrire sur le site internet de VELO-PASS, dans l’intitulé « Contactez-nous ».  TRAXIO VELO créera un compte et leur transmettra par courrier les données du compte.  Dès qu’il aura reçu ces données, le vélociste devra installer MoboPro, l’appli spéciale pour les distributeurs de vélos.  Elle permet de commander des VELO-PASS qui sont ensuite envoyés par la poste. »

Lorsqu’un client opte pour un VELO-PASS, le commerçant peut transmettre son vélo et ses données via MoboPro.  Le client reçoit alors un courriel l’invitant à installer Mobo (la version destinée à l’utilisateur final), disponible tant pour Google Android, que pour iOS d’Apple.  Il trouvera dans l’appli le VELO-PASS créé par son vélociste.

Autocollants

« Pour un vélociste, il est évidemment important de faire savoir à ses clients qu’ils peuvent s’adresser à lui pour obtenir un VELO-PASS », affirme Guy Crab. « C’est notamment possible grâce aux autocollants VELO-PASS que nous avons fait réaliser.  Ils existent en deux formats, l’un de 20 cm de diamètre et l’autre de 50 cm, impossible de passer à côté (rires). »

En conclusion, qu’il s’agisse d’un vélo pour enfant, d’un vélo de ville, d’un vélo de course, d’un triporteur ou d’un speed-pedelec... tout type de vélo est devenu un élément important dans le développement d’une mobilité multimodale et durable.  Dans le même temps, l’évolution technologique du secteur du vélo, comme dans tous les secteurs, amène la nécessaire professionnalisation du vélociste.  Le vélo ne cesse de gagner en intérêt, tant pour les déplacements domicile-lieu de travail, que dans la chaîne logistique, comme c’est le cas avec le triporteur.  Grâce au VELO-PASS, 2018 sera l’année où tous les acteurs du monde du vélo accéderont à ce à quoi ils ont droit : un système d’enregistrement des vélos à toute épreuve et intégrant les nombreuses applications du code QR à des fins professionnelles et privées.

Plus d'info: www.velo-pass.be